Winds Of Future (1970)

Winds Of Future (1970)

A la rupture de Winds of Future, pour cause d’études du bassiste (qui est aujourd’hui chirurgien), Mauro propose à deux jeunes (à qui il avait appris quelques plans de guitare) de venir jouer dans son nouveau groupe « Blagapar » les deux jeunes sont Patrice Boudot (aujourd’hui Boudot-Lamot) qui tiendra la deuxième guitare et Jean Michel Kajdan qui tiendra la basse. Le batteur étant Jean-François Gautier (qui plus tard accompagnera Jean Jacques Goldman). Mauro devient le leader, chanteur, compositeur, arrangeur, guitariste et mentor de ce petit monde. Le groupe existera deux ans mais ne parviendra pas à enregistrer, malgré un répertoire original en français, style blues-rock jazzifié… C’est alors que Mauro décide de « monter à Paris » pour s’y installer. Il avait déjà mainte fois rencontré un bassiste-harmoniciste de talent, Rolly Lucot et il est invité à remplacer le soliste sortant et à renforcer les parties vocales du groupe Diatryma. Ce sera un quartet avec cette fois Dominique Carrier (orgue, chant et flûte) et encore J.F. Gautier, puis Patrick Bureau (batterie).

Diatryma (1974)

Diatryma (1974)

Encore un fois le style du groupe ne va pas emballer les maisons de disques, qui signent des groupes plus « planant » comme Ange. En effet la musique est proche des musiciens comme les Allman Brothers, Santana, Spooky Tooth, mais flirte aussi avec la soul jazzy de War (harmonica oblige…). Le chant plus souvent en anglais qu’en français s’avère aussi un handicap pour décrocher un contrat d’enregistrement…La dernière aventure du groupe (après quelques apparitions au Club Med où Mauro a l’occasion d’accompagner Yves Duteil débutant) se déroule en 1974 en Afrique où ils sont engagés pour une tournée de plusieurs mois sillonnant plusieurs pays… Ils se retrouvent bloqués au Niger pour cause de coup d’Etat et sont obligés de vendre une partie de leur matériel pour rentrer en France ! De retour à Paris, Mauro décide d’intégrer des groupes qui tournent régulièrement. Il consacre ainsi deux ans à La Vie en Rose (dont le pianiste-chanteur fera ensuite un carton avec un mix disco de morceaux des Beatles sous le nom de Café Crême, Mauro déclinera l’offre)…

Avec Mark Robson (1976)

Mauro rejoint également un groupe de Rock ‘n’ Roll pur et dur, Mark Robson et Le Poing, dans lequel joue Jojo Dumoutiers (ancien batteur de Moustique, rocker de la même génération que Johnny). C’est à partir de ce moment que notre guitariste apprend la concision et l’efficacité au service d’un chanteur. Mark Robson est aussi meilleur businessman que tous les partenaires du passé, ils apparaissent ainsi à la télévision nationale, grâce à la complicité d’Yves Mourousi grand fan de Rock’n’Roll. Mauro découvre également le travail plus approfondi et plus précis de l’enregistrement en studio car jusqu’alors il n’y avait eu que des maquettes. Mauro fait ses débuts d’arrangeur et co-réalisateur grâce à l’enregistrement d’un album de reprises ré-arrangées, ainsi que des compositions originales (dont deux de Mauro) avec la participation de quelques amis de haut niveau tels Luc Bertin au piano, Slim Batteux à la pedal-steel, Rolly Lucot à la basse et à l’harmonica, Linda Keel et le groupe Dandy (dont le guitariste Berkeley Wright jouera avec Hallyday) aux chœurs…

Mike & Sa Clique (Festival Crypto à Belfort, 1977)

Mike & Sa Clique (Festival Crypto à Belfort, 1977)

Mauro entame en 1977 une collaboration avec Linda Keel sur des compositions en vue d’un album qu’elle prépare. Puis c’est la rencontre avec Jacky Chalard (ex-bassiste de Dynastie Crisis et Polnareff) qui amène dans son sillage la dernière mouture de Magnum qui vient de faire une tournée en première partie d’Hallyday. Les autres membres du groupe sont Patrick Verbeke à la guitare, Jean-Yves d’Angelo au piano et Jean-Pierre Prévotat à la batterie. En parallèle de l’album (Lady Rock ‘n’ Roll), toute l’équipe participe à des concerts de Linda Keel, et à diverses séances de pubs ou de films comme « Va Voir Maman, Papa Travaille » où Mauro impressionne Verbeke en jouant une intro de slide-guitar harmonisée… A cette époque Mauro rencontre et collabore avec de nombreux artistes dont le chanteur Christophe (avec qui il enregistre plusieurs titres qui ne sortiront pas, car considérés trop blues-rock), le bassiste Didier Batard (qui sera plus tard avec Bill Deraime), le jeune Lolita Carabine (futur LOL qui assiste à quelques séances à Davout), etc. Par l’intermédiaire de Daniel Perraud (directeur de la revue Rock ‘n’ Roll Musique), Mauro rencontre Mike Lécuyer (ex rock-critic) qui vient de publier son premier 45 tours (Mike & Sa Clique). Quelques concerts fin 77 (Belfort, Golf Drouot, etc) avant de retourner en studio…

En séance pour Mike Lécuyer au Studio 20 (Angers, décembre 1977)

En séance pour Mike Lécuyer au Studio 20 (Angers, décembre 1977)

Mauro participe aux arrangements et à la réalisation des dernières séances de l’album « A Sept Plombes Du Mat’ Blues » fin 77/début 78 (parution avril 78) que Mike Lécuyer est en train de terminer sous la production de Christian Décamps. Quelques concerts dont une prestation en première partie de Mona Lisa lors de la semaine Crypto à l’Espace Cardin (Paris). Pour le 2ème album « Partie Libre » (parution mai 79) il compose plusieurs musiques, toujours en participant aux arrangements et à la réalisation. Le dernier mot de cette période étant pour Christian Décamps (chanteur de Ange) avec qui Mauro enregistre un album « Le Mal d’Adam » qui devait être le début d’une carrière solo sous le nom de C. Décamps & Fils mais après seulement un concert tout s’arrête car la maison de disques ne veut pas concurencer Ange (le groupe)… A cette même période (1978/1979), Mauro tourne et enregistre quelques titres avec Joël Daydé dont une version plus blues-rock que jazz du « Blues du Dentiste » (inédite à ce jour) sous la houlette de monseigneur Dominique Blanc-Francard. Il ne sortira qu’un single de ces séances (« Tout Craque », « Dingue de t’aimer »).

Photo "promo" (1978)

Photo "promo" (1978)

En 1979, Mauro répond à une annonce de Jean-Jacques Milteau qui cherche des musiciens pour former une rythmique Blues – Rhythm & Blues. Il se retrouve avec Rolly Lucot (basse) Jean-Yves d’Angelo (claviers) Philippe Aboukrat puis Christophe Deschamps (batterie) pour l’enregistrement d’un album de Jean- Jacques Milteau où chacun amène une composition (« Blues Harp »). Ce n’est rien de moins que la future rythmique de Bill Deraime. Mauro se produit pendant plusieurs semaines à « La cour des Miracles », Avenue du Maine à Paris, lieu qui n’existe plus mais qui à l’époque drainait un vaste public auquel se mêlaient Coluche, Francis Lalanne, Michel Jonasz, Eddy Mitchell, et bien d’autres venant à la chasse aux idées et aux musiciens… Mauro participe aussi à diverses séances pour le groupe Trampoline qui donneront deux simples et un album.

 

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