Avec Eddy Mitchell (Olympia, 1980)

Avec Eddy Mitchell (Olympia, 1980)

Après rodage de pas mal de titres en concert c’est l’enregistrement de l’album « Plus la peine de frimer » avec la participation des « Stars Of Faith » (groupe de gospel féminin) et de Luther Allison (qui joue le solo de « J’me sentais mal » sur la Gibson SG 1962 que Mauro possède depuis 1969, branchée sur un ampli Fender Champ). Pendant l’enregistrement du morceau « Plus la Peine de frimer », Eddy Mitchell se fait une idée des capacités de « La Rythmique ». Suite au succès certain de l’album, Bill Deraime est élu meilleur guitariste de blues au référendum annuel de « Rock & Folk »… Cette année 1980 est riche en succès dans les festivals (dont un, où ils joueront deux fois car la vedette n’arrivait pas…). Le point culminant de l’année étant l’engagement de toute la rythmique pour l’Olympia, « 20ème anniversaire » de la carrière d’Eddy Mitchell, qui déclenchera des tas de collaborations futures, car dès lors « la rythmique » est engagée pour des séances d’enregistrements diverses : 2 albums avec Castelhemis, 2 avec Philippe Chatel, un album avec Eric Kristy, toujours des tas de séances de pub, musiques de films, des émissions de TV où ils joueront tour à tour derrière Johnny Hallyday, Mort Shuman, Michel Sardou, Coluche, Jean Rochefort (!), Nicole Garcia, Gilbert Montagné…

Mauro avec Johnny Hallyday

Mauro avec Johnny Hallyday

Après avoir fait découvrir l’accordeur électronique à Johnny Hallyday dans les coulisses de l’Olympia, après avoir tourné une émission de télé avec Bill et Johnny, Mauro se retrouve avec le reste de la rythmique libre de tout engagement… pourtant l’équipe a déjà bien rôdé les nouvelles chansons dont « Babylone, tu déconnes » enregistré par Radio 7 à l’Olympia (le premier pour Bill en février 81). Mauro continue donc avec Eddy Mitchell en priorité : tournées d’été, podium RMC, rencontre avec Richard Sanderson (« Reality » musique du fim « La Boum ») avec qui il collaborera plus tard. Il participe également à un disque de Michel Gaucher (sax des Chaussettes Noires et toujours avec Eddy Mitchell). A la fin de l’année 1981, Mauro participera à une comédie musicale de Bob Decout avec Annie Girardot, Jackie Quartz et Catherine Lara avec la musique live au Casino de Paris, « Revue et corrigée ».

Mauro et JJ Milteau (1983)

Mauro et JJ Milteau (1983)

En 82-83 Mauro participe à diverses émissions télé des Carpentier où Eddy chante en duo, notamment avec Vivian Reed, Michel Sardou, Johnny Hallyday. Mauro forme simultanément un groupe de blues avec Jean Jacques Milteau et enregistre un album en co-vedette « Just Kiddin » album à 75% co-écrit que l’on trouve sur le CD « Blues Harp » de Milteau. Avec Jean Jacques, outre des concerts, Mauro enregistre encore pas mal de pubs ainsi qu’un single avec Jo Lebb (ex Variations) « Faut qu’ça passe ou qu’ça casse », puis entre dans un circuit de musiques d’illustration sonore qui alimentent les grandes surfaces et autres aéroports… Il produit également un album, « Electric Guitar » pour Koka Media qui depuis est morcelé dans plusieurs collections CD (Blues and Boogie Woogie, Pop Era, Week-End). Il n’est pas rare que ses titres bluesy soient utilisés même dans des téléfilms américains. En parallèle, Mauro joue dans des festivals de Jazz avec Sugar Blue (harmonica, voix, qui vient juste d’enregistrer avec les Rolling Stones) et Al Levitt à la batterie. Il développe l’enseignement en stage de groupe d’abord sous l’égide de la F.N.A.M.U. puis en production avec le Château de Monteton dans le Lot et Garonne près de Duras. Le slogan « Jouez avec les pros » attire toutes sortes de gens de tous âges. Mauro y fait la connaissance de Claudia Phillips (en prof de chant) et d’Alain Giroux (en prof de guitare folk-blues).

Avec Eddy Mitchell (Palais des sports, 1984)

Avec Eddy Mitchell (Palais des sports, 1984)

Nous sommes en 1984 et l’aventure avec Eddy Mitchell continue avec les soirées exceptionnelles du Palais des Sports de Paris où Mauro joue avec Eddy mais aussi avec Michel Jonasz et Véronique Sanson. Mauro accompagne sur la scène de l’Olympia un plateau comprenant J.J.Goldman, Buzy, et William Sheller pour un émission de radio avec Laurent Roubach à l’autre guitare. L’année 1984 s’achève avec un concert exceptionnel au Palais des Sports (enregistré) où Eddy Mitchell est rejoint par Johnny Hallyday et quelques-uns de ses musiciens. Les chœurs mixtes comprennent Carole Fredericks, Yvonne Jones, Debbie Davis, Luc Bertin et Alain Labacci. Juste avant de partir en tournée, Mauro et Eddy se retrouvent sur la scène du Zenith, pour une ultime série de rocks avec Johnny Hallyday.

Champion Jack Dupree, Mauro, Kenn Lending, et JJ Milteau (1986)

Champion Jack Dupree, Mauro, Kenn Lending, et JJ Milteau (1986)

Mauro monte en 85 un groupe sous son nom pour jouer une musique davantage jazzy avec des reprises arrangées et des compositions personnelles. Il y réintroduit un concept à deux guitares avec Manu Vergeade, ancien élève, qui depuis fait une belle carrière aux côtés d’Alain Souchon et Laurent Voulzy… A la basse tour à tour Gérard Prévost (Odeurs, Coluche, Gypsy Kings aujourd’hui) ou Marc Perrier (Mimi Lorca), à la batterie Jacky Bouladoux. C’est début juin que Mauro et Jean Jacques Milteau réintègrent le Bill Deraime Band, avec tout de suite l’enregistrement de l’album « Energie Positive » tournée et passages télé (dont le Casino de Paris). En parallèle dans les concerts avec Jean Jacques Milteau, Mauro à l’occasion de retrouver Luther Allison et de rencontrer Gatemouth Brown, Otis Grand, Paul Personne, Toots Thielemans, Champion Jack Dupree, James Cotton avec en apothéose un « boeuf » mémorable au Printemps de Bourges avec Eddy Mitchell et Jonhnny Hallyday.

Avec Claudia Phillips (1986)

Avec Claudia Phillips (1986)

L’année 86 est placée sous le signe de la diversité : séances avec Francis Lalanne, Bernard Lavilliers (« Voleur de feu »), Philippe Chatel, pub et un simple avec Michel Haumont à la guitare acoustique « Rendez moi ma mobylette ». Eddy Mitchell (« Paris ») ainsi que la vidéo avec Grand Orchestre, costume etc… à la deuxième guitare : Basile Leroux, et la participation de Serge Gainsbourg pour « Vieille Canaille ». Castelhemis (« Imagine un P’tit Bar »). Mauro fait de nombreuses variantes de groupes électriques et acoustiques : Milteau-Serri-Lancry, Milteau-Serri-Giroux, Milteau-Serri-Bertin, qui se produisent dans les festivals de Blues ainsi que dans quelques clubs parisiens dont « Utopia » où Mauro donne un concert marathon de 5 heures en duo avec Champion Jack Dupree..

Milteau-Serri, Les Ménuires (1987)

Milteau-Serri, Les Ménuires (1987)

L’année 1987 démmarre avec un voyage avec Eddy Mitchell à Orlando (Floride) pour une soirée exceptionnelle pour les jouets Mattel. Le reste ? Vacances ! Ensuite, Eddy Mitchell, ralentit la musique au profit du cinéma, non sans avoir fait un Champs Elysées avec des duos exceptionnels (Lio, Laurent Voulzy). Mauro en profite pour multiplier les expériences personnelles : tous les dimanches soir il se produit au City Rock Café (tenu à l’époque par Ringo, l’ex mari de Sheila…). Il s’y produit aussi pour des soirées exceptionnelles avec des groupes de copains Milteau, Gaucher, Deschamps, D’Angelo, Guy Delacroix (basse), Kamil Rustam ou Manu Galvin (guitares). Mauro met aussi son groupe « Friends » au service de Claudia Phillips et commence à tourner dans les clubs et festivals de blues et de jazz, notamment aux Ménuires où il a aussi l’occasion de se produire en duo avec Calvin Russell. A cette occasion Mauro auditionne un jeune bassiste, Laurent Vernerey, qui deviendra son partenaire pendant les deux années suivantes où, ensemble, ils tiendront l’assise rythmique derrière Bill Deraime pour une nouvelle formule en trio.

Photo "promo" (1988)

Photo "promo" (1988)

De fil en aiguille le trio s’étoffe avec le batteur Jacky Bouladoux et rôde les chansons du prochain disque de Bill dans lequel Mauro aura plus de latitude sur les arrangements notamment une adaptation du « Dock Of The Bay » d’Otis Redding qui a occasionné « la traque » de Steve Cropper, le compositeur et guitariste de l’original. C’est à Los Angeles qu’il a fallu lui traduire les paroles de Bill en même temps qu’il écoutait l’adaptation. A la fin du morceau, son éditeur, son manager, lui-même et les autres personnes présentes, ont applaudi et féliciter l’Italian Guitar Hero (c’est ainsi que Luther Allison surnommait Mauro, ne se rappelant jamais son prénom et encore moins sa prononciation à l’italienne !)…

Saxo, d'Ariel Zeitoun (1988)

Saxo, d'Ariel Zeitoun (1988)

Plus tard Mauro rencontrera Steve Cropper à Boulogne en 1990 lors d’un passage des « Blues Brothers ». L’album « Sur le bord de la route » est donc enregistré en 1988, avec Sylvain Pauchard aux claviers (ex Martin Circus), Milteau à l’harmonica et René Morizur aux saxes pour des riffs ensemble, les chœurs assurés par Joniece Jamison et Beckie Bell, la réalisation étant de Slim Pezin. Cette année 88 voit aussi Mauro participer à des séances pour Philippe Chatel (« Tout le monde cherche un père »), pour la musique du film « Saxo » avec Gérard Lanvin et pour un album de théâtre pour enfants (« C’est loin New York », « la Boîte à Rythme »).

Bill et Mauro (Coulisses de La Cigale, 1989)

Bill et Mauro (Coulisses de La Cigale, 1989)

Claudia Phillips sort un single de dance-music « Quel souci la boétie » qui a un gros succès, ce qui va entamer un processus d’enregistrement d’album : « Black Jack » auquel participera Axel Bauer (qui fut d’ailleurs lui-aussi un élève de Mauro…). A partir de là, il se monte sous la houlette de Michel Eli, producteur des disques de Claudia, un groupe de scène, car les galas affluent ainsi que les passages télé. En parallèle (à cheval sur les années 88 et 89), Mauro enregistre, arrange et réalise un album pour un chanteur corse : Mathieu Battesti, « A Tagliu Di Srada ». Il s’entoure évidemment de potes : Jean-Jacques Milteau, R. Lucot, M. Gaucher, J. Bouladoux et dans les chœurs, on retrouve Claudia. L’année 89 est d’ailleurs très fructueuse en galas et passages télé avec elle mais aussi avec Bill Deraime (un clip pour « Sur le bord de la route » réalisé par Gérard Mordillat).

 

2 Responses to BIO 1980

  1. Jacques Tamburini dit :

    Chef des ventes chez Honher France à l’époque, avec Jean Jacques, Jean Yves, et tous les autres….Je garde comme une relique l’affiche avec ton fils et celui de Jean Jacques avant qu’elle ne devienne la couverture d’un disque….Putain d’époque, c’était….une putain d’époque, quoi !!!

  2. TOMROF dit :

    Salut mauro, je viens de laisser un mot sur le livre d’or..
    Mince..
    Je suis tomrof j’ai ouvert pour vous avec Bill Deraime en 2010..
    je vois que tu as officié dans « LE POING » mais nom de nom…C’est à cause de ce groupe que je suis devenu musicien…La vache!! Allez racontons nous des anecdotes..Je me rappelle de Jojo et ses deux grosses caisses..
    Le fameux 5 temps…ha ha ha…
    C’est aussi là que le groupe TETES RAIDES …Et bé vous en avez fait des « ravages »…
    Merciiiiiiiii



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